Letter to Minister Kenney: Fast-Track Haitian Family Sponsorship

Dear Minister Kenney,

 

 

On January 16, four days after the earthquake, the Government of Canada promised to fast track reunification of Haitian families. 

 

I applauded that announcement and have been working with your office to assist in the processing of Haitian children to Canada. However, thirty five days after the earthquake, Canadians of Haitian decent are still desperately waiting for visas for their children. Some young Haitian children are homeless and facing violence while their Canadian parents are frantically trying to contact Canada Immigration Centres, without much success.


A permanent resident living in Quebec applied to bring her son to Canada prior to the earthquake. The son was awaiting only his visa. Since the earthquake hit, the son has become homeless, and the mother continues to wait for her son to come home. The wait has caused the mother so much stress and anxiety that she was recently hospitalized.

 

Another woman had to flee Haiti last year, and obtained refugee status in Canada. In doing so, she had to leave her 11 and 12 year old children with a friend. Immediately after receiving refugee status she applied for permanent residence status, and included her two children in the application. Following the earthquake, the children are now homeless, and the mother continues to wait for her children to come home.

 

These are just two examples of the situation facing countless Haitian-Canadian families.

 

The Government of Canada moved to issue visas to adopted Haitian children, with Operation Stork flying these children home to Canada weeks ago. Why must Haitian-Canadians wait to bring their children to safety? If the Government has the will to act, children of Canadians can be issued visas and be in Canada within the next few weeks.

 

I urge you to move quickly on this issue, and to bring the children of Haitian-Canadians home immediately with the same sense of urgency provided to the adopted children that have already been brought to safety.

 

Furthermore, during the Tsunami crisis, fees were exempt from immigration applicants. At present, an adult has to pay $550 for application and $490 for landing to the Immigration Department, and $150 is charged for each child. A family of one parent and two children, who have already suffered much hardship, must pay $1340. I ask you to exempt these fees for applicants from Haiti.

 

Finally, you have announced that there will not be any deportations to Haiti. A next step needs to be taken to regularize the status of Haitians who have been in Canada for more than three years and have no criminal record. Once they become permanent residents, they can then bring their children to safety in Canada.

 

I appreciate your consideration in this very urgent matter.

 

Sincerely,

 

Olivia Chow, MP

Trinity—Spadina

 

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Monsieur le Ministre,

 

 

Le 16 janvier, soit quatre jours après le tremblement de terre, le gouvernement du Canada a promis d’accélérer la réunification des familles haïtiennes.

 

 

Je me suis réjouie de cette annonce et je collabore actuellement avec votre bureau afin d’aider à traiter les demandes des enfants haïtiens désireux de venir au Canada. Cependant, trente-cinq jours après le tremblement de terre, les Canadiens d’origine haïtienne attendent toujours désespérément de recevoir des visas pour leurs enfants. Certains jeunes enfants haïtiens sont sans abri et victimes de violence, tandis que leurs parents canadiens essaient désespérément de communiquer avec les centres des services d’immigration au pays, sans grand succès d’ailleurs.

 

 

Avant le tremblement de terre, une résidente permanente demeurant au Québec avait demandé à faire entrer son fils au Canada. Le fils n’attendait que son visa. Depuis qu’Haïti a été frappé par un tremblement de terre, le fils est devenu un sans-abri, et la mère continue d’attendre que son fils rentre au pays. Cette attente a soumis la mère à un stress et à une anxiété si immenses qu’elle a récemment été hospitalisée.

 

 

L’an dernier, une autre femme a dû fuir Haïti l’an dernier et obtenir le statut de réfugiée au Canada. Ce faisant, elle a dû laisser ses enfants de 11 et de 12 ans chez une amie. Immédiatement après avoir obtenu le statut de réfugiée, elle a demandé le statut de résidente permanente, incluant ses deux enfants dans la demande. À la suite du tremblement de terre, les enfants sont actuellement sans abri, et la mère continue d’attendre que ses enfants rentrent au pays.

 

 

Je voulais seulement soulever deux exemples de la situation que vivent d’innombrables familles canado-haïtiennes.

 

 

Il y a quelques semaines, le gouvernement du Canada a émis des visas aux enfants haïtiens sur le point d’être adoptés, et Opération cigogne s’est chargée d’envoyer ces enfants au Canada. Pourquoi les Canadiens d’origine haïtienne doivent-ils attendre pour que leurs enfants soient envoyés en lieu sûr? Si le gouvernement a la volonté d’agir, il peut émettre des visas aux enfants de ces Canadiens, qui seront au Canada d’ici quelques semaines.

 

 

Je vous exhorte à agir avec célérité dans ce dossier et à rapatrier immédiatement les enfants des Canado-Haïtiens, et ce, avec le même sentiment d’urgence que celui dont vous avez fait montre dans le cas des enfants qui ont déjà été accueillis en lieu sûr.

 

 

En outre, lors de la catastrophe du tsunami, les personnes souhaitant immigrer ici étaient exemptées de frais. À l’heure actuelle, un adulte doit payer au ministère de l’Immigration 550 $ pour présenter une demande et 490 $ pour être reçu, et acquitter 150 $ pour chacun de ses enfants. Pour une famille composée d’un parent et de deux enfants, qui a déjà vécu de grandes difficultés, cela se monte à 1 340 $. Je vous demande d’exempter de ces frais les demandeurs en provenance d’Haïti.

 

 

Enfin, vous avez annoncé qu’il n’y aurait pas d’expulsions vers Haïti. Il faut franchir une étape de plus et régulariser le statut des Haïtiens qui sont au Canada depuis plus de trois ans et n’ont aucun dossier criminel. Une fois que ceux-ci seront résidents permanents, ils pourront emmener leurs enfants en lieu sûr, ici, au Canada.

 

 

Je vous remercie de votre obligeance et vous demande de procéder dans ce dossier plus qu’urgent.

 

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


 
La députée de Trinity—Spadina,

Olivia Chow

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